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Hors Normes Le nouvel « Intouchables » ?

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© CAROLE BETHUEL

Hors Normes
Le nouvel « Intouchables » ?

★★ Près de 37 000 familles sont touchées par l’autisme. Éric Toledano et Olivier Nakache (« Intouchables ») suivent deux associations qui leur viennent en aide, palliant des pouvoirs publics déficients…

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Le nouvel « Intouchables » ?

★★ Près de 37 000 familles sont touchées par l’autisme. Éric Toledano et Olivier Nakache (« Intouchables ») suivent deux associations qui leur viennent en aide, palliant des pouvoirs publics déficients…

traitPascal Le Duff

trait

Comédie dramatique d’Olivier Nakache et Éric Toledano, avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent et Alban Ivanov.

Bruno et Malik dirigent chacun, depuis près de vingt ans, deux associations (La Voix des justes pour le premier, L’Escale pour le second) où ils encadrent des enfants, adolescents et quelques adultes atteints d’autisme, ce « trouble envahissant du développement ». Bruno s’affranchit parfois de règles déontologiques trop lourdes pour être efficace sur le terrain. L’inspection générale des Affaires Sociales vient contrôler ses activités éloignées de leurs critères pour lui accorder un agrément officiel. Bruno va-t-il devoir arrêter et laisser des centaines de personnes dans le besoin sur le carreau ?

Depuis 1994 déjà, Éric Toledano et Olivier Nakache sont proches du Silence des justes et du Relais Île-de-France et de leurs dirigeants respectifs qui ont inspiré les personnages de Vincent Cassel et Reda Kateb. Après des années de réflexion, ils se sont sentis mûrs pour évoquer ce noble sujet.

Un dévouement total

Avec discrétion et retenue, les deux acteurs prêtent vie à ces accompagnateurs qui aident des exclus à faire partie intégrante de la société, au maximum de leurs capacités. Ils essaient de leur trouver un travail et de les faire devenir autonomes, avec un dévouement total. Ils permettent ainsi à des familles désemparées de ne pas être totalement abandonnées, alors qu’elles sont souvent encouragées à les placer dans des structures plus proches du mouroir que d’un lieu d’accueil digne de ce nom. Autres oubliés de la société, ces jeunes des quartiers difficiles à qui des emplois d’encadrants sont offerts. Ils ont une chance de s’intégrer eux aussi, à condition de dépasser leurs préjugés et de surmonter les difficultés de leur fonction. Le nouveau venu dans l’équipe d’encadrement, Dylan, est heurté par l’affection que ces jeunes peuvent déployer et la violence qui peut surgir parfois involontairement.

Humaniste et optimiste

Une pointe d’humour s’invite jusque dans des incidents plutôt dédramatisés, comme la fugue de Valentin, contraint de porter un casque car il se tape régulièrement la tête contre les murs ou des vitres et autres fenêtres, ou les actions de l’adorable Joseph, qui ne peut s’empêcher de tirer le signal d’alarme dans les transports en commun. Sa mère, jouée par Hélène Vincent, est une femme éprouvée par la vie, émouvante lorsqu’elle évoque ses inquiétudes sur l’avenir de son fils lorsqu’elle ne sera plus là. Nakache et Toledano nous font entrer sans détour dans le monde méconnu d’une frange négligée de la population. Il ne s’agit pas de grand cinéma certes, malgré une sélection officielle à Cannes, mais d’une leçon de vie humaniste et optimiste, portée avec sincérité par deux auteurs qui aiment filmer la solidarité sous toutes ses formes, comme déjà avec « Intouchables », que personne n’a oublié.

Source : Le Télégramme Quimper du 23 octobre 2019

traitPascal Le Duff

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Comédie dramatique d’Olivier Nakache et Éric Toledano, avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent et Alban Ivanov.

Bruno et Malik dirigent chacun, depuis près de vingt ans, deux associations (La Voix des justes pour le premier, L’Escale pour le second) où ils encadrent des enfants, adolescents et quelques adultes atteints d’autisme, ce « trouble envahissant du développement ». Bruno s’affranchit parfois de règles déontologiques trop lourdes pour être efficace sur le terrain. L’inspection générale des Affaires Sociales vient contrôler ses activités éloignées de leurs critères pour lui accorder un agrément officiel. Bruno va-t-il devoir arrêter et laisser des centaines de personnes dans le besoin sur le carreau ?

Depuis 1994 déjà, Éric Toledano et Olivier Nakache sont proches du Silence des justes et du Relais Île-de-France et de leurs dirigeants respectifs qui ont inspiré les personnages de Vincent Cassel et Reda Kateb. Après des années de réflexion, ils se sont sentis mûrs pour évoquer ce noble sujet.

Un dévouement total

Avec discrétion et retenue, les deux acteurs prêtent vie à ces accompagnateurs qui aident des exclus à faire partie intégrante de la société, au maximum de leurs capacités. Ils essaient de leur trouver un travail et de les faire devenir autonomes, avec un dévouement total. Ils permettent ainsi à des familles désemparées de ne pas être totalement abandonnées, alors qu’elles sont souvent encouragées à les placer dans des structures plus proches du mouroir que d’un lieu d’accueil digne de ce nom. Autres oubliés de la société, ces jeunes des quartiers difficiles à qui des emplois d’encadrants sont offerts. Ils ont une chance de s’intégrer eux aussi, à condition de dépasser leurs préjugés et de surmonter les difficultés de leur fonction. Le nouveau venu dans l’équipe d’encadrement, Dylan, est heurté par l’affection que ces jeunes peuvent déployer et la violence qui peut surgir parfois involontairement.

Humaniste et optimiste

Une pointe d’humour s’invite jusque dans des incidents plutôt dédramatisés, comme la fugue de Valentin, contraint de porter un casque car il se tape régulièrement la tête contre les murs ou des vitres et autres fenêtres, ou les actions de l’adorable Joseph, qui ne peut s’empêcher de tirer le signal d’alarme dans les transports en commun. Sa mère, jouée par Hélène Vincent, est une femme éprouvée par la vie, émouvante lorsqu’elle évoque ses inquiétudes sur l’avenir de son fils lorsqu’elle ne sera plus là. Nakache et Toledano nous font entrer sans détour dans le monde méconnu d’une frange négligée de la population. Il ne s’agit pas de grand cinéma certes, malgré une sélection officielle à Cannes, mais d’une leçon de vie humaniste et optimiste, portée avec sincérité par deux auteurs qui aiment filmer la solidarité sous toutes ses formes, comme déjà avec « Intouchables », que personne n’a oublié.

Source : Le Télégramme Quimper du 23 octobre 2019

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