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L’après « Hors normes » des vrais héros du film

L’après « Hors normes »
des vrais héros du film

Daoud Tatou et Stéphane benhamou

Paris (XIXe), le 16 septembre. Daoud Tatou (à g.) et Stéphane Benhamou sont amis depuis près de vingt ans et se serrent les coudes pour assumer au mieux l’accueil des personnes souffrant d’autisme.

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PAR CATHERINE BALLE


DERRIÈRE LUI, il a collé l’affiche israélienne d’« Hors normes ». Mais Stéphane Benhamou n’a pas souvent l’occasion de contempler les murs de son bureau. Dans son association du XIXe arrondissement, son portable vibre sans arrêt. « Je vais trouver une solution », répète dans «­Hors normes­» Vincent Cassel, son double fictionnel… En réunion, au téléphone ou sur le terrain, Stéphane Benhamou, fondateur du Silence des Justes, passe précisément ses journées à « trouver des solutions » pour des personnes atteintes d’autisme et pour leurs familles.

C’est la rencontre de Stéphane avec Eric Toledano et Olivier Nakache il y a près de trente ans, alors que les futurs cinéastes voulaient devenir directeurs de colonies de vacances, qui a donné naissance à « Hors normes », diffusé ce soir, à 21 heures. Dans cette comédie boule­versante et lumineuse, Bruno et Malik (interprétés par Vincent Cassel et Reda Kateb) dirigent chacun une association pour jeunes autistes et travaillent main dans la main, sans que leurs religions — l’un est juif, l’autre musulman — interfèrent dans leur relation.

Alors qu’on entame la conversation avec Stéphane Benhamou, Daoud Tatou, le Malik du film, arrive en courant. « Il faudrait que j’arrête de vivre dix vies dans une vie » lance à son camarade le directeur du Relais Ile-de- France, qui prend en charge des personnes handicapées et forme des animateurs. Comme dans le film, Stéphane et Daoud sont « connectés H24 », selon les mots du second, quadra­génaire à la carrure de rugbyman.

« On n’est pas des stars de cinéma »

Mais le succès du film — plus de 2,1 millions d’entrées — a-til changé leur quotidien ? « On n’est pas des stars de cinéma, on fait juste notre boulot », souligne Daoud Tatou. Les deux amis estiment tout de même qu’« Hors normes » a « légitimé [leur] combat ». Et permis « de mettre la lumière sur ces autistes que personne ne voulait voir et sur ces jeunes des quartiers qui les encadrent ». Si la comédie n’a pas suscité d’avalanches de dons, les deux associations ont bénéficié en partie de l’aide de 90 millions d’euros votée en janvier par l’Assemblée pour l’accueil des adultes handicapés. « Est-ce que le film y est pour quelque chose ? », interroge Stéphane Benhamou. « En tout cas, grâce à Hors normes (NDLR : qui a été projeté à l’Elysée et à l’Assemblée nationale), on a été en contact avec les plus hautes instances de l’Etat. »

Depuis un an, Stéphane et Daoud ont vu les demandes de prise en charge exploser… Mais bien plus à cause du Covid que de leur médiatisation. Alors que toutes les structures qui accueillaient des autistes ont brutalement fermé mi-mars, de même que les clubs de vacances adaptés, le Silence des Justes et le Relais Ile-de-France ont dû se réinventer.

Stéphane et Daoud ont organisé des centaines de visites à domicile et 400 séjours en Ile-de-France, en Normandie ou en Haute-Savoie pour cet été. « Alors qu’on pouvait réunir jusqu’à 400 personnes dans une colo, il a fallu qu’on imagine des groupes de dix jeunes », détaille Stéphane Benhamou, qui a recruté 350 encadrants pour ces séjours. Mais, contrairement à ce que montre « Hors normes », où leurs personnages se heurtent à une administration tatillonne, Stéphane Benhamou et Daoud Tatou ont cette fois-ci pu compter sur l’Etat.

Pas de « catastrophe autistique » à cause du Covid-19

« Dès le début de la crise, la politique gouvernementale s’est adressée aux plus faibles », insiste Daoud Tatou. En contact permanent avec l’agence régionale de santé, les responsables associatifs se félicitent qu’il n’y ait pas eu de « catastrophe autistique ». Aujourd’hui, tout en travaillant sur la scolarisation des autistes ou la prise en charge des autistes vieillis­sants, Stéphane et Daoud se préparent à un éventuel reconfinement. Prêts, encore et toujours, à « trouver des solutions » pour aider les autres

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