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Hors normes

« Hors normes »

Les autistes associés

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Les autistes associés

BRUNO est juif, Malik, musulman. Les deux associations qu'ils dirigent reçoivdent des autistes, enfants, ados ou plus âgés. Les plus « durs », les plus « sans solution », les plus exclus. Bruno s'appuie sur des éducateurs spécialisés, Malik, sur des jeunes de banlieue, qu' il forme alors que - devinez - personne n' en veut non plus. Le duo s'épaule, échange des solutions, place certains en stage professionnel, emmène les autres à la patinoire ou au poney (scènes poignantes), invente des animations , des thérapies.

Les adultes qui accompagnent ces « hors normes » sont eux aussi à part. Ils arborent - cela fâchera M. Blanquer - des symboles « pas souhaitables », voile ou kippa. Leurs pensionnaires sont de ceux qu'on envoie en Belgique, faute de structures françaises, et que l'Education nationale rejette (8 000 sans classe cette année). Bien sûr, l'Etat se rattrape en faisant du zèle : un duo d'inspecteurs parfaitement dépassés voudrait fermer ces deux associations travaillant de bric et de broc . . .

Hantise de la fugue, violences contre les autres et contre soi-même, camisoles chimiques, épuisement des parents (près d'une mère sur deux réduit ou cesse son travail), les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano - qui s'inspirent de vrais modèles associatifs - n'éludent aucune réalité. Sans pathos, jamais sans humour. Moments surréalistes (le stage de Joseph, obsédé par les machines à laver), moments d'enfer, momentsde grâce... Entourant le tandem VincenCtassel-Reda Kateb, une équipe d'acteurs autistes aide à rappeler que ce n' est pas que du cinéma.

Jean-François Julliard

Source : Hebdomadaire LE Canard Enchainé - N°5163 du 23 octobre 2019

BRUNO est juif, Malik, musulman. Les deux associations qu'ils dirigent reçoivdent des autistes, enfants, ados ou plus âgés. Les plus « durs », les plus « sans solution », les plus exclus. Bruno s'appuie sur des éducateurs spécialisés, Malik, sur des jeunes de banlieue, qu' il forme alors que - devinez - personne n' en veut non plus. Le duo s'épaule, échange des solutions, place certains en stage professionnel, emmène les autres à la patinoire ou au poney (scènes poignantes), invente des animations , des thérapies.

Les adultes qui accompagnent ces « hors normes » sont eux aussi à part. Ils arborent - cela fâchera M. Blanquer - des symboles « pas souhaitables », voile ou kippa. Leurs pensionnaires sont de ceux qu'on envoie en Belgique, faute de structures françaises, et que l'Education nationale rejette (8 000 sans classe cette année). Bien sûr, l'Etat se rattrape en faisant du zèle : un duo d'inspecteurs parfaitement dépassés voudrait fermer ces deux associations travaillant de bric et de broc . . .

Hantise de la fugue, violences contre les autres et contre soi-même, camisoles chimiques, épuisement des parents (près d'une mère sur deux réduit ou cesse son travail), les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano - qui s'inspirent de vrais modèles associatifs - n'éludent aucune réalité. Sans pathos, jamais sans humour. Moments surréalistes (le stage de Joseph, obsédé par les machines à laver), moments d'enfer, momentsde grâce... Entourant le tandem VincenCtassel-Reda Kateb, une équipe d'acteurs autistes aide à rappeler que ce n' est pas que du cinéma.

Jean-François Julliard

Source : Hebdomadaire LE Canard Enchainé - N°5163 du 23 octobre 2019

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