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L’autisme entre rire et larmes

L’autisme entre rire et larmes

Le dernier Nakache-Toledano aborde un sujet a priori peu cinématographique : l'univers des enfants et adolescents autistes. Et braque les projecteurs sur deux associations aussi atypiques qu'édifiantes.

Le rire est la meilleure arme du duo Nakache-Toledano. Un rire fraternel, généreux, tendre, mordant parfois. Mais ici l’humour avance sur la pointe des pieds, peut-être parce que les deux cinéastes entendent avec humilité braquer leurs projecteurs sur deux associations exemplaires : le Silence des justes et le Relais IDF (rebaptisées dans le film la Voix desjustes et l’Escale). La première accueille des enfants et adolescents autistes, la seconde forme desjeunes, souvent en situa tion d’échec scolaire, pour devenir des « référents » auprès des autistes (voir La Vie n°3824 du 13 décembre 2018). Le sujet est grave et on pourrait s’y risquer à reculons, mais Toledano et Nakache nous entraînent dans leur nouvelle fiction avec chaleur et énergie. C’est qu ’il y a urgence : dénicher une place dans le foyer déjà plein à craquer ou dans un hôtel, quand les institutions ont baissé les bras face aux cas les plus difficiles ou quand l’hôpital leur réserve pour seul avenir une camisole chimique. Bruno (Vincent Cassel), lui, veut croire qu ’il y a toujours une solution, au risque d’être dans le collimateur d’une administration pointant du doigt les possibles entorses aux règles et aux normes.

COURSE DE FOND HUMANISTE
Les cinéastes ont trouvé en ce quadra tou jours sur la brèche un héros moderne, un saint, un chevalier attachant mais maladroit dans sa vie sentimentale. L’autre figure lumineuse, c’est Malik (Reda Kateb), prêt à rudoyer les jeunes qu’il forme, mais pas moins engagé dans cette course de fond humaniste.

Bruno le juif, et Malik le musulman : on pourrait trouver que, dans le registre de la fraternité, les réalisateurs en font trop. On pourrait épingler quelques bons sen timents dans ces étincelles d ’humanité quijaillissent de la rencontre entre Dylan, le jeune Black désaccordé avec les règles, et Valentin, autiste, qu’un casque protège de ses accès de violence. Mais non ! Le film puise dans un réel solidement documenté. Les non-professionnels, autistes et réfé rents se mêlent aux visages connus, ceux de Vincent Cassel et Reda Kateb, tous deux d’une densité et d ’une authenticité vivifiante, celui aussi d’Hélène Vincent qui, elle, exprime la douleur et le combat des parents pour que leurs enfants trouvent leur juste place dans le monde.

FRÉDÉRIC THEOBAL

Source : Hebdomadaire La Vie - N°3869 du 23 octobre 2019

Le rire est la meilleure arme du duo Nakache-Toledano. Un rire fraternel, généreux, tendre, mordant parfois. Mais ici l’humour avance sur la pointe des pieds, peut-être parce que les deux cinéastes entendent avec humilité braquer leurs projecteurs sur deux associations exemplaires : le Silence des justes et le Relais IDF (rebaptisées dans le film la Voix desjustes et l’Escale). La première accueille des enfants et adolescents autistes, la seconde forme desjeunes, souvent en situa tion d’échec scolaire, pour devenir des « référents » auprès des autistes (voir La Vie n°3824 du 13 décembre 2018). Le sujet est grave et on pourrait s’y risquer à reculons, mais Toledano et Nakache nous entraînent dans leur nouvelle fiction avec chaleur et énergie. C’est qu ’il y a urgence : dénicher une place dans le foyer déjà plein à craquer ou dans un hôtel, quand les institutions ont baissé les bras face aux cas les plus difficiles ou quand l’hôpital leur réserve pour seul avenir une camisole chimique. Bruno (Vincent Cassel), lui, veut croire qu ’il y a toujours une solution, au risque d’être dans le collimateur d’une administration pointant du doigt les possibles entorses aux règles et aux normes.

COURSE DE FOND HUMANISTE
Les cinéastes ont trouvé en ce quadra tou jours sur la brèche un héros moderne, un saint, un chevalier attachant mais maladroit dans sa vie sentimentale. L’autre figure lumineuse, c’est Malik (Reda Kateb), prêt à rudoyer les jeunes qu’il forme, mais pas moins engagé dans cette course de fond humaniste.

Bruno le juif, et Malik le musulman : on pourrait trouver que, dans le registre de la fraternité, les réalisateurs en font trop. On pourrait épingler quelques bons sen timents dans ces étincelles d ’humanité quijaillissent de la rencontre entre Dylan, le jeune Black désaccordé avec les règles, et Valentin, autiste, qu’un casque protège de ses accès de violence. Mais non ! Le film puise dans un réel solidement documenté. Les non-professionnels, autistes et réfé rents se mêlent aux visages connus, ceux de Vincent Cassel et Reda Kateb, tous deux d’une densité et d ’une authenticité vivifiante, celui aussi d’Hélène Vincent qui, elle, exprime la douleur et le combat des parents pour que leurs enfants trouvent leur juste place dans le monde.

FRÉDÉRIC THEOBAL

Source : Hebdomadaire La Vie - N°3869 du 23 octobre 2019

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