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Toledano-Nakache : « Il fallait coller à une réalité »

Toledano-Nakache : « Il fallait coller à une réalité »

Comment va Stéphane Benhamou, le vrai directeur de l'association Le silence des justes , joué dans votre film par Vincent Cassel ? Éric Toledano. Toujours dans l'action. L'oeil inquiet, au combat, souriant, préoccupé. Il ne fatigue pas ? Comme son collègue du Relais Ile-de-France , Daoud Tatout, joué par Reda Kateb ? E. T. Ils reçoivent aussi beaucoup. Je crois que c'est un moteur. C'est ce que raconte le film. On ne se réalise vraiment que dans un rapport à l'autre. Hors normes va aussi servir à soutenir ces deux associations ? Olivier Nakache. Ça parle d'eux. Si le film fonctionne, c'est normal qu'ils soient intéressés financièrement. Ils ont tellement besoin de fonds. Leurs associations sont un peu mieux reconnues aujourd'hui ? O. N. Ils sont toujours sur la tangente. Relais Ile-de-France est institutionnalisé mais ils cherchent toujours de l'argent. Vous êtes restés très proches de ce qu'ils sont dans la vie ? O. N. Il y a forcément une part de fiction. Là, où on était obligé de faire attention à la justesse, c'est sur l'autisme. Il y a des vérités qu'on ne peut pas trahir. Il y a aussi des acteurs autistes, comme Benjamin Lesieur ? E. T. On n'imaginait pas demander à un acteur de jouer son rôle. Il fallait quelqu'un pour créer cette réalité. Et la confronter au cinéma. On faisait un film, pas un documentaire. Et on a découvert l'Esat (Établissement et services d'aide par le travail) Turbulences où des personnes souffrant de handicap font du théâtre, de la danse, de la batucada. C'est là qu'on a rencontré Benjamin. Mais il ne joue pas son rôle. Il joue le personnage de Joseph. Le film a été présenté pour la première fois en clôture du dernier festival de Cannes. Quel souvenir ? O. N. On est venu avec Benjamin Lesieur, ses parents, les danseurs, leurs éducateurs, des médecins, des infirmiers... On était 272 ! S'il y avait des applaudissements ( il y en a eu pendant quinze minutes ! ), on n'imaginait pas les avoir que pour nous. Le film raconte la force du collectif face à une société individualiste. Vous filmez avec une forme d'urgence, pourquoi ? E. T. Il n'y avait pas matière à faire de grands mouvements amples, avec des drones, des grues. C'est un sujet plein d'humilité. Il fallait coller à une réalité. Donc avec la caméra à l'épaule, de façon nerveuse, simple, sans grands effets. L'émotion vient de la simplicité.Ouest France 2310193Pendant le tournage.

Entretien Recueilli par G.K.

Source : Quotidien OUEST FRANCE du 23 octobre 2019

Comment va Stéphane Benhamou, le vrai directeur de l'association Le silence des justes , joué dans votre film par Vincent Cassel ? Éric Toledano. Toujours dans l'action. L'oeil inquiet, au combat, souriant, préoccupé. Il ne fatigue pas ? Comme son collègue du Relais Ile-de-France , Daoud Tatout, joué par Reda Kateb ? E. T. Ils reçoivent aussi beaucoup. Je crois que c'est un moteur. C'est ce que raconte le film. On ne se réalise vraiment que dans un rapport à l'autre. Hors normes va aussi servir à soutenir ces deux associations ? Olivier Nakache. Ça parle d'eux. Si le film fonctionne, c'est normal qu'ils soient intéressés financièrement. Ils ont tellement besoin de fonds. Leurs associations sont un peu mieux reconnues aujourd'hui ? O. N. Ils sont toujours sur la tangente. Relais Ile-de-France est institutionnalisé mais ils cherchent toujours de l'argent. Vous êtes restés très proches de ce qu'ils sont dans la vie ? O. N. Il y a forcément une part de fiction. Là, où on était obligé de faire attention à la justesse, c'est sur l'autisme. Il y a des vérités qu'on ne peut pas trahir. Il y a aussi des acteurs autistes, comme Benjamin Lesieur ? E. T. On n'imaginait pas demander à un acteur de jouer son rôle. Il fallait quelqu'un pour créer cette réalité. Et la confronter au cinéma. On faisait un film, pas un documentaire. Et on a découvert l'Esat (Établissement et services d'aide par le travail) Turbulences où des personnes souffrant de handicap font du théâtre, de la danse, de la batucada. C'est là qu'on a rencontré Benjamin. Mais il ne joue pas son rôle. Il joue le personnage de Joseph. Le film a été présenté pour la première fois en clôture du dernier festival de Cannes. Quel souvenir ? O. N. On est venu avec Benjamin Lesieur, ses parents, les danseurs, leurs éducateurs, des médecins, des infirmiers... On était 272 ! S'il y avait des applaudissements ( il y en a eu pendant quinze minutes ! ), on n'imaginait pas les avoir que pour nous. Le film raconte la force du collectif face à une société individualiste. Vous filmez avec une forme d'urgence, pourquoi ? E. T. Il n'y avait pas matière à faire de grands mouvements amples, avec des drones, des grues. C'est un sujet plein d'humilité. Il fallait coller à une réalité. Donc avec la caméra à l'épaule, de façon nerveuse, simple, sans grands effets. L'émotion vient de la simplicité.Ouest France 2310193Pendant le tournage.

Entretien Recueilli par G.K.

Source : Quotidien OUEST FRANCE du 23 octobre 2019

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